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Collections
Les acquisitions 2021
Les acquisitions 2021

Le Musée de Pont-Aven défend une politique active d’enrichissement de ses collections en lien avec l’histoire des artistes ayant fréquenté Pont-Aven à partir des années 1860. « Un musée qui n’acquiert pas est un musée qui se meurt » : la vitalité de la politique d’acquisition du musée est rendue possible grâce notamment à CIC Ouest, mécène officiel du Musée de Pont-Aven, qui a participé en cette fin d’année 2021, à l’achat d’une œuvre rare d’une artiste finlandaise Elin Danielson-Gambogi.

 

Elin DANIELSON-GAMBOGI (Noormarkku, Finlande, 1861 - Atignano, Italie, 1919)

elin

Jeune Bretonne

Huile sur toile, 1884

H: 0,450 ; L.0,515 • S.D.b.d. : Elin Danielson / 1884

Achat avec le soutien du mécène officiel, CIC Ouest

Inv. 2021.6.1

 

Cette œuvre, éloignée de la modernité picturale de l’École de Pont-Aven, nous rappelle que dans les années 1880-1890, la Bretagne, et plus spécifiquement la région de Pont-Aven et de Concarneau, a accueilli de jeunes peintres finlandais, et surtout de jeunes femmes peintres qui revenaient régulièrement tous les étés à la fermeture des académies parisiennes.

Parmi ces artistes finlandaises venues à Pont-Aven entre 1880 et 1884, citons des artistes comme Helene Schjerfbeck, Amelie Lundhal, Marie Wiik et Elin Danielson-Gambogi qui séjourne vers Concarneau à l’été 1884 et qui, comme ses consœurs, a sans doute partagé un repas à la pension Gloanec de Pont-Aven.

Ce tableau, influencé par l’art de Bastien-Lepage, est caractéristique de la manière de Danielson-Gambogi qui aime à saisir les femmes dans leurs gestes du quotidien : la jeune Bretonne qui porte une coiffe du Pays de l’Aven ramasse des légumes dans un champ derrière une ferme et semble arrêter dans son geste par le peintre ou le spectateur qu’elle fixe d’une manière mélancolique.

A l’instar de la Danoise, Marie Luplau, au style proche, qui fut une féministe engagée (et dont le Musée de Pont-Aven conserve l’œuvre Le Bois d’Amour à Pont-Aven de 1883), Elin Danielson-Gambogi défendait les femmes et leur position dans la société.

Si le musée de Pont-Aven expose des oeuvres d’artistes suédois, américains, hollandais, polonais…, aucun artiste originaire de Finlande n’était jusqu’alors représenté, alors même que ce groupe de jeunes Finlandaises a parcouru finalement très tôt la petite colonie artistique de Pont-Aven. Elin Danielson-Gambogi est donc une peintre rare en France, les toiles bretonnes passent peu en vente, ce qui fait de cette récente acquisition une très belle opportunité.

 


PAUL GAUGUIN : LA SUITE VOLPINI DÉSORMAIS COMPLÈTEAU MUSÉE DE PONT-AVEN

 

Grâce à l’association des Amis du Musée de Pont-Aven, le Musée de Pont-Aven peut désormais se targuer de conserver la très précieuse et rare «suite Volpini» au complet réalisée par Paul Gauguin en 1889. En effet, avec la récente aquisition de l’estampe Bretonnes à la barrière, les 11 zincographies (tirées chacune de 30 à 50 exemplaires à l’époque) sont désormais réunies et forment une belle démonstration de l’art synthétiste de Gauguin.

 

bretonnes2

Paul Gauguin (1848-1903)

Bretonnes à la barrière

Zincographie sur papier jaune,

1889

H. 18 ; l. 23,5 cm

Achat avec le soutien du Fonds Régional d’Acquisition pour les Musées -FRAM – Etat/Région Bretagne et des Amis du Musée de Pont-Aven

Inv. 2021.4.1

Collection Musée de Pont-Aven

 

Une rare série à haute valeur historique

On sait l’importance de l’exposition du « groupe impressionniste et synthétiste » au café des Arts de Monsieur Volpini, parallèlement à l’Exposition universelle de 1889. Le Musée de Pont-Aven s’est attaché, depuis plusieurs années déjà, à reconstituer celle que l’on appelle la « suite Volpini», à savoir les 11 zincographies créées pour l’occasion par Gauguin. Elles ont été tirées de 30 à 50 exemplaires sans doute par Edward Ancourt sur ce papier jaune canari si caractéristique. Ces estampes, premières (et dernières) incursions de Gauguin dans le « dessin lithographique », ont été exécutées par l’artiste sur les conseils de Théo Van Gogh pour « faire connaître » son œuvre.

Il s’agissait d’une vraie gageure de rassembler toutes ces zincographies disséminées de par le monde, et de trouver des exemplaires en suffisamment bon état pour entrer dans les collections du musée.

 

Un objectif publicitaire

Les zincographies de Gauguin avaient à l’origine un objectif publicitaire, même si désormais on ne peut nier qu’elles ont largement contribué à l’abolition de la hiérarchie entre arts majeurs et arts mineurs tant défendue par l’Ecole de Pont-Aven. Ce n’est pas un hasard si cette série de 11 estampes dresse un panorama des différentes thématiques jusque-là abordées par Gauguin : la Bretagne, la Martinique et Arles.

 

Une démonstration stylistique et plastique du synthétisme de Gauguin

L’ensemble est hétérogène mais un fil conducteur a guidé Gauguin : puiser dans des thèmes récurrents issus de ses peintures précédentes et les adapter en gravure pour démontrer son savoir-faire, son style mais aussi son originalité. C’est aussi l’ensemble des caractéristiques du synthétisme que l’on peut déceler dans ces œuvres. Chacune met sur la piste des sources d’inspirations multiples de l’artiste.

 

Bretonnes à la barrière : l’ultime zincographie qui complète la suite Volpini du musée

Comme dans Les Drames de la mer et contrairement aux zincographies martiniquaises, Gauguin utilise pour cette zincographie une dominante de noirs et de courbes et fait montre de sa dextérité dans cette technique pourtant nouvelle pour lui : il joue sur la texture de la jupe de la Bretonne de droite avec des effets d’encre et de pinceau sec et de fines lignes appliquées au crayon lithographique.

L’arrière-plan a sans doute été exécuté avec une éponge ou un tissu, tandis que la barrière présente un trait et une touche fermes.

C’est bien sûr ce motif récurrent de la barrière qui fait tout l’intérêt de cette zincographie. On la retrouve par exemple dans Bonjour Monsieur Gauguin et chez d’autres artistes de l’Ecole de Pont-Aven (La Barrière fleurie de Sérusier…). Une barrière symbolique entre deux mondes ?

 

Le pari fou du musée et de l’association des Amis du musée

Le Musée de Pont-Aven défend une politique active d’enrichissement de ses collections en lien avec l’histoire des artistes de l’École de Pont-Aven et de ceux ayant fréquenté Pont-Aven au même moment que Paul Gauguin. « Un musée qui n’acquiert pas est un musée qui meurt » : la vitalité de la politique d’acquisition du musée est rendue possible grâce notamment à l’association des Amis du Musée de Pont-Aven et à CIC Ouest, mécène officiel du Musée de Pont-Aven.

En effet, le rôle de l’association des Amis du Musée de Pont-Aven a été déterminant et remarquable pour réussir ce pari fou de rassembler la suite au complet. C’est grâce à la mobilisation des membres de l’association et de sa présidente actuelle Jacqueline Ruiz, mais aussi de ses prédécesseurs, que 6 zincographies ont été offertes par l’association au musée et que 2 autres ont reçu un soutien financier.

 

Une publication

Pour célébrer cette « suite  Volpini » au complet, le musée publie un opuscule de 40 pages racontant l’histoire de ces zincographies et le rôle de l’exposition Volpini dans l’élaboration du synthétisme. C’est le premier numéro d’une série consacrée aux collections du musée qui s’enrichira chaque année.


 

 

DESSINS DE CUNO AMIET

 

Grâce à la participation de la Société Archéologique du Finistère (SAF), le Musée de Pont-Aven vient de faire entrer dans sa collection trois beaux dessins de l’artiste suisse Cuno Amiet, influencé par le synthétisme novateur de Paul Gauguin lors de son séjour à Pont-Aven en 1892-1893.

Lorsque le « nouveau » Musée de Pont-Aven a ouvert en 2016, son ambition était de retracer l’histoire de la colonie artistique de cette petite cité de 1860 à 1960 et de valoriser la fameuse épopée de Paul Gauguin et d’Emile Bernard. Mais le propos était également d’élargir cette grande aventure picturale aux autres artistes qui ont reçu de près ou de loin la leçon du maître de Pont-Aven, et notamment les artistes étrangers.

Le Suisse Cuno Amiet en fait partie : lorsqu’il découvre Pont-Aven en 1892, il a 24 ans. Il écrit : « Mon expérience décisive fut Gauguin et quelques tableaux de Van Gogh ». Il ne rencontre pas Gauguin mais noue une amitié avec l’Irlandais Roderic O’Conor et Armand Seguin. L’œuvre de cette période témoigne d’une expérience analogue à celle vécue par Sérusier lors de la leçon du Talisman.

Le Musée de Pont-Aven a pu acquérir en vente aux enchères trois beaux dessins de la période bretonne d’Amiet (1892-1893), rares sur le marché de l’art, qui viennent compléter les autres œuvres de la collection : deux eaux-fortes, très connues et très synthétistes, de Cuno Amiet, Les Vaches (1893) et Bretonne à la cruche (1893).

Ces dessins de l’artiste sont caractéristiques de la pratique des artistes de l’École de Pont-Aven : des croquis pris sur le vif constituant un répertoire de formes dans lequel puiser a posteriori, des feuilles utilisées recto-verso, une attention particulière aux Bretonnes en coiffes dans leurs gestes du quotidien (ici avec un torchon ou une corbeille), une représentation de vache qui fait écho à la gravure d’Amiet que nous conservons.

 

tete

Tête d'une jeune femme bretonne

Fusain sur papier vélin beige

1892-1894

H. 17,3 ; l. 11,1 cm

Coll. Musée de Pont-Aven

 

dame

Femme bretonne en pied à droite, avec un torchon au recto / Etude de vaches au verso

Fusain sur papier vélin brun

1892-1894

H. 40 ; l. 30,8 cm

Coll. Musée de Pont-Aven

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