Pêches historiques

Cœlacanthe
Naturalisé et conservé
dans de l’eau formolée
L. 138 ; la. 37 ; poids : 31,5 kg
N° INV. : 1970.11.1
La lignée du cœlacanthe s’étend depuis le Dévonien inférieur (410 Ma) jusqu’au Crétacé supérieur. Les scientifiques croyaient l’espèce disparue depuis 80 Ma. En 1938, Marjorie Courteney-Latimer, conservatrice du Musée d’East London, annonce la découverte d’un poisson aux allures primitives. Le spécimen vient d’être pêché dans l’estuaire de la Chalumna River en Afrique du sud. Le poisson est confié à l’ichtyologiste James L. Brierley-Smith qui y vit un cœlacanthe jusque là uniquement connu à l’état fossile.
Le cœlacanthe vit en eau profonde entre 100 et 400 mètres de profondeur, dans les eaux côtières, principalement près de l’archipel des Comores. C’est un poisson qui chasse à l’affût la nuit. Son régime est carnivore, il se nourrit de poissons. On sait peu de choses sur ses habitudes de vie car quand un cœlacanthe est capturé il survit peu de temps.
56ème spécimen conservé en France, ce cœlacanthe a été pêché dans l’archipel des Comores, près du village de Dzahadjou par une profondeur de 150 mètres.

Recueil de cartes marines le « Neptune François »
H. ; L. ; la.
L'essor de la cartographie en France s'est produit à la fin du XVIIe siècle, sous l'impulsion de Louis XIV. En 1667, l'Observatoire de Paris est crée. Sa direction est confiée par Colbert à Jean-Dominique Cassini, astronome et ingénieur italien. Dès lors une campagne de relevés par triangulation va avoir lieu sur les côtes de France et d'Europe. Les résultats parurent dans un recueil de cartes marines, Le Neptune François, publié en 1693 par Hubert Jaillot et Jean-Dominique Cassini à l'Imprimerie Royale. Le Neptune François est le premier atlas français dédié à la marine. Initialement commandé par Colbert il devait permettre aux navigateurs français d'utiliser un outil moderne et efficace permettant une connaissance optimale des côtes occidentales de l'Europe, de la Norvège à l'Espagne.

Loch à bateau
Bois
Le loch est un instrument qui sert à enregistrer le chemin parcouru par un navire. Dès le XVIIe siècle les navigateurs utilisaient ce type de loch constitué par un triangle de bois relié à une ligne. Le principe d'utilisation de l'instrument était simple. Il suffisait de jeter le flotteur lesté à l'eau, à l'arrière du bateau, de filer la ligne le temps d'un sablier et de remonter l'instrument pour mesurer la longueur de ligne filée. La vitesse en nœuds est ensuite obtenue en divisant le chiffre (des milles marins) par le nombre d'heures écoulées.










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